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Mardi 12 Décembre 2017 / LMA

publié le , mis à jour le

Séminaire Jeunes Chercheurs LMA

Les musiciens contrôlent-ils leurs instruments ? Le sac de la cornemuse et l’attaque de la flûte à bec...


Orateur : Augustin Ernoult
Post-doctorant LMA / équipe Sons

Résumé : Les instruments de musique à vent sont des oscillateurs auto-entretenus qui convertissent une surpression d’alimentation en oscillation acoustique. Dans le cas de la cornemuse et de la flûte à bec, cette surpression est le principal paramètre de contrôle permettant au musicien d’influencer la réponse de l’instrument et de produire un son musical. Mais le musicien peut-il vraiment modifier cette pression à sa guise ou est-elle imposée par le comportement mécanique de l’instrument ? De plus, au démarrage de l’oscillation, le musicien induit une variation brusque de cette surpression. La réponse de l’instrument se caractérise alors par une multitude de phénomènes éphémères ayant une grande importance pour la qualité de l’attaque produite. Le musicien est-il capable de contrôler cette réponse dynamique ou est-elle ajustée au préalable lors de la fabrication de l’instrument ?

Caractérisation par ondes ultrasonores rétrodiffusées de milieux multidiffusants. Application au cas de l’auscultation du béton.


Orateur : Manda Ramaniraka
Doctorant LMA / équipe O & I

Résumé : Une bonne gestion des ouvrages de génie civil repose sur un diagnostic fiable sur leur état de santé. Le béton constitue la majorité des infrastructures existantes : bâtiments, ponts, tunnels, etc. Les ondes ultrasonores ont montré ces dernières années un fort potentiel dans la caractérisation non destructive du béton. C’est un matériau très hétérogène, d’où la diffusion multiple des ondes dans toutes les directions, permettant ainsi d’explorer un volume assez conséquent du milieu. Ce travail s’intéresse à l’analyse des ondes multiplement diffusées et notamment les ondes rétrodiffusées. En effet, très souvent, seule une face de l’ouvrage est accessible pour le contrôle (cas des enceintes nucléaires ou des barrages par exemple), nous obligeant à travailler en configuration de rétrodiffusion. Après propagation sur plusieurs libres parcours moyens, la partie cohérente de l’onde ultrasonore disparait totalement au profit de la partie incohérente, généralement appelée CODA. Les méthodes « classiques » basées sur l’étude de la partie cohérente sont alors inadaptées. La coda étant intimement liée à la microstructure du milieu, elle livre des informations sur l’état du matériau. Des simulations numériques ont été réalisées avec différentes configurations pour tester l’impact de la densité de granulats, des propriétés mécaniques du milieu et des conditions aux limites sur l’évolution spatio-temporelle des intensités moyennes enregistrées. Cette évolution est décrite rigoureusement par une équation de transfert radiatif en milieu élastique, cependant trop compliquée à résoudre. Celle-ci converge vers une équation de diffusion, au sens de celle de la chaleur, aux temps longs. Des modèles théoriques existent et ont été implémentés, pour extraire des paramètres de diffusion telles que la diffusivité et la dissipation.

Date et lieu : le 12 décembre 2017 à 10h30, amphithéâtre du LMA